Une balance (connectée) au chevet de votre santé

En termes de notoriété concernant les objets connectés, nul doute que la balance connectée de Withings serait citée spontanément parmi les objets les plus connus, avec sa Smart Body Analyzer. A tel point que de nombreux articles similaires ont vus le jour au cours de ces derniers mois, avec toutefois des variantes dans les fonctionnalités proposées voire même dans la finalité d’utilisation.

De même, ces devices ne seraient rien sans les applis mobiles qui les accompagnent et qui sont de plus en plus nombreuses sur les appstores. Car il convient d’admettre, qu’au-delà de l’objet traditionnel que représente la balance, il faut reconnaître la place que l’on souhaite lui faire prendre (avec d’autres objets connectés) dans la lutte contre l’obésité de manière globale.

De fait, tous les moyens sont bons pour lutter contre ce fléau mondial. A titre d’exemple et rien qu’aux Etats-Unis,  environ 17% (soit 12.5 millions) d’enfants et d’adolescents âgés entre 2 et 19 ans et plus d’un adulte sur trois (35.7%) sont obèses, selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Au niveau mondial, l’OMS prévoit 438 millions de diabétiques d’ici 2030.

Le marché des balances intelligentes

La concurrence s’organise sur le créneau des balances connectées, après près de 4 ans depuis la 1re balance créée par Withings. A tel point que des acteurs historiques du secteur, à l’image du français Terraillon avec sa balance Web Coach, se lancent dans la bataille. Fitbit se positionne également avec la balance Aria, l’entreprise allemande Medisana avec sa balance TargetScale, iHealth avec sa iHealth HS5. 

Hormis le fait que la balance de Terraillon se distingue des autres par le fait qu’elle se connecte directement via  un récepteur se branchant sur la box internet du domicile, les services proposés se ressemblent fortement. En effet, sur ce genre de solutions (balance + appli mobile dédiée), on retrouve l’enregistrement et le stockage des  données collectées sur le net, la possibilité d’avoir un historique précis, de se fixer des objectifs, de définir plusieurs utilisateurs distincts sans aucune manipulation ou presque, de pouvoir partager les indicateurs avec son médecin, sa famille ou ses amis via notamment, les réseaux sociaux.

Parmi les données analysées, on retrouve l’IMC, la masse graisseuse, la masse musculaire et la masse hydrique, le poids, la masse osseuse, l’apport calorique.

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L’alimentation est elle-même analysée

En effet, une niche s’est créée dans le marché des balances connectées. Celles dédiées aux aliments, calculant au plus juste l’apport énergétique d’un repas ou bien le nombre de calories par aliment, à l’image de la balance Smart Food Scale, proposée par la société Chef Sleeve.

Une fois que l’ingrédient posé sur la balance est indiqué, l’application dédiée à la balance va chercher dans la base de données de l’USDA (United State Departement of Agriculture) les spécificités de celui-ci. Permettant ainsi de connaître les apports énergétiques d’un repas. Il est possible d’effectuer une sauvegarde des aliments déjà analysés, grâce à cette même application.

Autre balance proposée, la Prep Pad, lancée par The Orange Chef Company. Cette balance connectée à un smartphone ou tablette sous iOS via Bluetooth, peut accéder à une base de données contenant plus de 300.000 aliments. Assurant ainsi, un suivi quotidien de votre nutrition.

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La mise en place d’une filière industrielle

Au travers de ces 2 derniers exemples de balances, on voit que la préparation des repas et le suivi journalier du mode de nutrition sont des éléments essentiels de la mise en place, dans la durée, d’une consommation plus saine et porteuse de bonne santé. Et qu’un environnement numérique adapté et intégré aux appareils de cuisine peut aider, sensibiliser, éduquer les utilisateurs à transformer qualitativement et quantitativement leurs habitudes de consommation.

C’est le constat fait par un industriel du secteur, le fabricant d’appareils de cuisine SEB, qui a initié et coordonné depuis plusieurs mois, le programme Open Food System.

Projet de recherche, réunissant près de 25 partenaires publics et privés (des instituts de recherche et des fabricants d’appareils de cuisine) ayant pour ambition de construire un écosystème de référence permettant de faciliter la préparation des repas grâce à la mise à disposition de contenus, d’appareils et de services innovants dans le domaine de la nutrition connectée. Supporté par OSEO, ce programme est un des lauréats du concours des « Projets Structurants des pôles de compétitivité ».

Pour en savoir plus sur le programme Open Food System, cliquez ici.

La cocotte-minute, devient connectée pour ses 60 ans

Illustration de la stratégie présentée ci-dessus, le prototype de cocotte-minute connectée, imaginée par le groupe Seb, la Nutricook Connect.

Un autocuiseur qui adapte la cuisson à la nature des aliments, et qui sera en mesure de communiquer avec une application dédiée disponible pour smartphone via Bluetooth. L’application étant là pour proposer des recettes détaillées avec photos et vidéos  aux utilisateurs. Chaque étape des préparations sera décrite : quels ingrédients ajouter, dans quelles proportions, à quel moment, quand augmenter ou diminuer la température…

Signe de l’importance de cette réalisation, Seb présente la Nutricook Connect au CES de Las Vegas, véritable temple de l’innovation technologique.

objet-connectes_Seb_Nutricook

A regarder l’ensemble de ces innovations proposées dans le domaine de la nutrition, dans le suivi et l’analyse des apports caloriques et nutritifs des aliments, on se met à imaginer un suivi plus global où les courbes de notre suivi alimentaire, viendront « croiser » celles de notre activité sportive.

Et à ce moment précis, chaque utilisateur bénéficiera d’une cartographie précise de son état de forme. Les professionnels de santé concernés par la lutte contre l’obésité auront là, un formidable outil, notamment en termes de prévention.

Mais ce futur est-il vraiment bien loin ?

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

A lire également, un précédent article sur le sujet :

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  1. #1 par Rémi Dufourcq-Lagelouse le 31 décembre 2013 - 6:52

    Bonjour,

    Peser ses aliments pour connaitre ses apports caloriques est une bonne et saine idée. Cependant, dès qu’au comptoir, je suis pharmacien, j’incite à un retour à la cuisine pour préparer soi même ses repas (quelque soit le contexte, perte de poids, alimentation hypotoxique, diététique des pathologies…) la réponse la plus fréquente est le manque de temps pour réaliser soi même ses repas, et le recours à des produits tout préparés.
    Dans ce cas, il est douteux qu’une balance toute « smart » qu’elle soit, puisse apporter des informations fiables qui puissent guider l’utilisateur.

    J’espère que l’attrait de la nouveauté, et l’éventuelle « gamification » incitent l’utilisateur a adopter une conduite vertueuse pour son alimentation.

    Cordialement,

    Rémi

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  1. Le meilleur du digital santé – Décembre 2013 | Buzz e-sante, un autre regard sur le web santé

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