Les nouvelles technologies soignent leur entrée dans notre alimentation

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux Etats-Unis (CDC), environ 17% (soit 12.5 millions) d’enfants et d’adolescents âgés entre 2 et 19 ans et plus d’un adulte sur trois (35.7%) sont obèses.

Et on connaît la corrélation entre l’obésité et le risque de maladies cardiovasculaires, de diabètes, des maladies de foie, de cancers, d’arthrites et d’autres problèmes avec la santé.

Devant ce problème de santé publique, un device semble prouver son efficacité pour aider au processus de perte de poids, il s’agit du smartphone et des applications mobiles développées sur cette thématique. En effet, le simple fait de suivre le nombre de calories brûlées pendant une activité physique ou bien de pouvoir être informé du nombre de calories contenues dans tel ou tel aliment sont une aide précieuse dans la mise en place d’un régime alimentaire. Ces aides et bien d’autres encore font partie de l’attirail des fonctionnalités proposées par l’offre pléthorique des applis mobiles dédiées à ce thème. Mais ce valent-elles toutes ?

C’est en tout cas, le questionnement de départ de chercheurs en psychologie, qui ont publié une étude dans l’American Journal of Preventive Medicine, sur les applications mobiles pour aider à perdre du poids.

Dans cette étude portant sur une trentaine d’applications, ils estiment que les applications mobiles dédiées incluent insuffisamment des stratégies comportementales appuyées par les recherches et que les stratégies aidant à l’adhésion et à la motivation sont souvent absentes. La plupart des applications évaluées n’incluaient pas ou peu de stratégies comportementales. 28 sur 30 n’incluaient que 25 % ou moins de ces 20 stratégies. Les deux applications jugées les meilleures en incluaient 65 %.

De même, l’étude constate aussi des aspects très positifs liés à l’intégration des nouvelles technologies (utilisation des codes-barre pour obtenir des informations nutritionnelles, les réseaux sociaux pour se supporter entre utilisateurs, rappels automatiques, calendriers…).

Justement, en la matière, on peut s’apercevoir qu’il n’a pas que les applis mobiles et que les devices ont tendance à se diversifier.

Petit panorama des solutions proposées.

 

Des applis et des devices pour mesurer les calories

Telle l’appli « Compteur de Calories FatSecret » pour trouver des informations nutritionnelles sur les aliments que l’on souhaite manger et s’informer sur les calories consommées lors d’une pratique physique. L’appli propose toutes sortes de journaux et calendriers de suivi pour organiser son alimentation et constater les progrès au fil du temps.

Démarche sensiblement similaire avec l’appli mobile « MyFitnessPal » qui se présente comme un compteur de calories pour aider à perdre du poids, avec sa base de données alimentaire comportant plus de 3.000.000 d’aliments. Citons également la calculatrice de Calorie & Surveilleur de Régime de ShapeUp Club, sorte de journal de l’exercice et de la nourriture.

NT-etalimentation

Sans oublier l’application Up accompagnant le bracelet Jawbone Up, permettant de connaître les calories consommées, en y répertoriant sa consommation journalière d’aliments et de boissons. L’application mobile fournit en retour une analyse de l’activité enregistrée et propose l’accès à un réseau social destiné à motiver l’usager.

Proposant un panel de fonctionnalités plus ou moins identiques

Loin d’être exhaustive, cette liste d’application est représentative des fonctionnalités proposées aux utilisateurs concernés. Ceux-ci bénéficient d’une synchronisation des informations collectées avec une plateforme Web, d’une sauvegarde en ligne, d’un accès à un réseau social permettant d’informer ses amis, de nombreux outils de reporting et suivi (rapport, journal, courbe, rappel), calculette, de fiches recettes, de base de données alimentaire, d’un lecteur de codes-barres pour scanner les aliments, d’un choix d’exercices physiques, …

Avec toutefois, une évolution à venir avec la solution TellSpec qui se propose de nous informer du nombre de calories que nous allons consommer. Cela se présente sous la forme d’un petit boitier qui sert de scanner que l’on positionne au-dessus des aliments que l’on souhaite évaluer, et celui-ci, étant connecté à un smartphone pourra vous renseigner sur la quantité de calories et sur les éléments allergènes éventuellement présents. Cela détecte également la présence de gluten et d’acides gras…

Allant même jusqu’à contrôler la toxicité des aliments

Grâce au système baptisé Dip Chip, mis au point par une équipe de chercheurs israéliens. Ce biocapteur est capable de détecter les différentes formes de toxiques potentiellement présents dans les aliments. Cela via des microbes génétiquement modifiés qui réagissent en présence de trace d’élément toxique. Ces microbes produisent un signal chimique converti en courant électrique par un appareil capable d’interpréter ce signal, et de produire un diagnostic binaire : toxique ou non-toxique. Connecté à un smartphone ou une tablette, le Dip Chip pourrait transformer celui-ci en détecteur mobile de toxicité. (Source : http://m.proximamobile.fr/article/test-de-toxicite-sur-mobile).

De l’information sur les aliments à la création de couverts intelligents

Comme il est malpoli de manger tout en consultant son smartphone, il convenait de trouver un device plus adapté à la table tout en facilitant le suivi. C’est chose faite avec la fourchette connectée.

L’innovation en la matière est venue, il y a quelques mois déjà, avec la fourchette HAPIfork. Présentée en janvier au CES, le salon high-tech de Las Vegas où elle a reçu le prix de l’innovation, sa commercialisation est prévue pour la fin 2013.

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Le concept de base est simple : manger plus lentement améliore le bien-être et accompagne la perte de poids.  La fourchette HAPIfork est donc conçue pour faire manger plus lentement soit au rythme de 10 secondes par bouchée. Si vous mangez trop vite, elle se mettra à vibrer.

HAPIfork est conçue par l’inventeur français Jacques Lépine (descendant du célèbre inventeur) et commercialisée par la start-Up française Hapilabs, dont le CEO est Fabrice Boutain, également le fondateur du portail Aujourd’hui.com.

Concrètement la fourchette, proposée en cinq couleurs (vert, rose, bleu, blanc, noir) et intégrant un connecteur micro USB, une batterie lithium-ion, un vibrateur et deux LED, enregistre le nombre de bouchées, le temps mis entre chacune d’entre elles et la durée totale du repas. Puis ces informations sont transmises, en Bluetooth ou via USB, à une application qui les stocke. Application qui se compose également d’un programme de coaching de 21 jours et d’un jeu éducatif.

Cerise sur le gâteau, la fourchette passe au lave-vaisselle, pour peu que l’on pense à retirer la partie électronique.

Au-delà de la nouveauté technique, arrêtons-nous également sur l’originalité du mode de financement pour un device plus ou moins lié au domaine de la santé. En effet, pour pouvoir commercialiser son produit, la société Hapilabs a fait appel au crowdfunding.

En effet, depuis le mois d’avril dernier, la fourchette HAPIfork a démarré sa campagne de financement, en étant à disposition de tous, en prévente (au prix de 89$) sur la plateforme de financement participatif américaine Kickstarter. Entre le 17 avril et le 1er juin 2013, le projet a séduit 1268 contributeurs et récolté 134 743 dollars.

La production a donc pu démarrer pour une mise sur le marché via notamment le site www.aujourdhui.com.

Après la fourchette…la cuillère qui vient en aide aux patients atteints de Parkinson

 Mise au point par la société Lift Labs, la cuillère Liftware atténue les effets du tremblement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Les chercheurs de cette start up californienne ont permis une réduction de près de 75 % des effets des tremblements.

Techniquement, cela fonctionne de la manière suivante ; La poignée est équipée de capteurs et de moteurs miniaturisés permettant de repositionner la cuillère en fonction des tremblements du bras.

Ce dispositif a été testé à l’université du Michigan et est soutenu par l’American College of Neurology et le National Institute of Health (NIH). La cuillère est en vente sur le site de Lift Labs, pour un montant d’environ 295 $.

Explications en images :

Liftware la cuillère anti tremblement contre… par Spi0n

NT-cuillere-parkinson

Ou quand le web nous aide à adapter notre alimentation selon sa pathologie

C’est le crédo de la jeune start up Alantaya qui propose via son site web http://www.alantaya.com/, la possibilité d’utiliser un outil permettant d’obtenir des recettes en fonction des contraintes alimentaires liées à la pathologie dont on souffre. Permettant ainsi d’avoir un tableau de bord avec les différents métriques liés à sa santé et sa nutrition. L’un des atouts annoncés de cet outil est la génération de recettes de cuisine en fonction des contraintes de santé. Pour le moment, le site est encore en version Béta mais il est à noter que l’Electronic Business Group a classé Alantaya dans son top 100 des projets Digitaux Innovants, aux côtés d’un certain….Withings, créateur de la fameuse balance connectée….

http://www.ebg.net/startup/top100liste.php

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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  1. #1 par Shadia le 20 mai 2014 - 9:19

    C’est intéressant 🙂

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  2. #2 par forceultranature le 7 juillet 2014 - 2:17

    Avoir des conseils sur notre alimentation via notre mobile je trouve que c’est une chose très intéressante

    J'aime

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