La tête (bientôt connectée) dans le cloud

Quand on parle d’objets connectés, on ne peut s’empêcher de penser au plus médiatique d’entre eux, les Google Glass. Tant le battage médiatique autour de cet objet a été planétaire, depuis son lancement depuis le début 2013 aux USA seulement et réservé à quelques privilégiés (environ 10 000 utilisateurs).

Et parmi ceux-ci, figurent des chirurgiens, qui ont pu démontrer l’intérêt des Google-Glass dans le domaine de la médecine.

objet connectes-google_glass

En attendant ce lancement tant attendu des Google Glass pour le marché du grand public, des projets de lunettes ou de lentilles intelligentes fleurissent de tous les côtés.

En effet, de nombreux concurrents postulent à une partie du  futur marché des lunettes connectées dès l’année prochaine. Compréhensible, quand on sait que pour ce marché, la firme de Mountain View espère des revenus dès 2015 d’environ 1,5 milliard de dollars, revenus qui pourraient s’élever à plus de 3 Mds $ d’ici 2017.

 Et quand il ne s’agit pas de lunettes directement connectées, des capteurs sont spécialement créés pour s’adapter  sur des lunettes.

Exemple avec Instabeat, un capteur cardiaque pour pratique de la natation. En détail, il s’agit d’un capteur étanche que l’on fixe sur les lunettes de natation, constitué d’une petite armature qui se fixe sur la tempe droite du nageur. Il permet ainsi de mesurer la fréquence cardiaque du nageur, le nombre de battements total et la quantité de calories dépensées.

A l’image des Google Glass, le dispositif dispose d’un système d’affichage sous l’œil droit grâce à 3 LEDs de couleurs (bleue / vert / rouge), permettant au nageur de suivre des indicateurs de performance en temps-réel.

Instabeat est actuellement en pré-commande sur le site officiel d’Instabeat : http://www.instabeat.me/

objet connectes-INSTABEAT

Les lunettes connectées déjà has been ?

Mais en termes d’objets connectés, la tendance est à la transparence. Aussi en parallèle des lunettes connectés, certains acteurs, comme les chercheurs de l’Université de Washington, réfléchissent directement à des lentilles de contact, elles aussi numériques.

Ainsi une société américaine Innovega, a développé le système iOPTIK proposant des lentilles projetant des images 3D sur l’iris. Un système d’affichage qui pourrait s’adapter aux personnes souffrant de troubles de la vue (dégénérescence maculaire) ou à …. l’armée américaine. Les lentilles peuvent être connectées aux smartphones, tablettes et même aux consoles de jeux-vidéos.

Samsung, en collaboration avec plusieurs universités dont  l’institut national des sciences et technologies d’Ulsan, en Corée du sud, a d’ailleurs présenté récemment un prototype de lentilles équipées de LED pouvant afficher diverses informations directement sur la cornée. Système, qui à terme, serait capable de reproduire les caractéristiques d’affichage des Google Glass.

Plus avancée, la lentille de contact « Triggerfish » développé par la société suisse Sensimed, créée en 2003. Lentille qui permet le contrôle en continu de la pression intraoculaire des patients atteints d’un glaucome, via un détecteur en platine, capable d’enregistrer les changements dans la courbure de la cornée provoquée par le glaucome. Cette maladie rajoute de la pression sur le nerf optique par une accumulation de liquide, ce qui endommage de manière irréversible la vision.

Selon les experts, les lentilles pourront contrôler la quantité de lumière reçue par l’iris d’un œil endommagé ou assister les chirurgiens lors d’opérations délicates.

Après les yeux, nos dents seront aussi connectés …

Une dent Bluetooth capable de quantifier précisément tout ceci qui a était bu ou fumé…C’est ce à quoi travaille une équipe de chercheurs de l’Université nationale de Taiwan, à Taipei.

Chaque mouvement de la bouche est unique, selon ce qu’on mange ou boit. Ce dispositif utilise un accéléromètre pour détecter, analyser puis enregistrer les mouvements des dents. Pour envoyer au final, les données au médecin qui sera en mesure d’apporter les solutions nécessaires si besoin. A ce stade, cela est un prototype relié à un ordinateur via un petit câble qui sort de la bouche, en attendant une version… Bluetooth.

Autre exemple d’expérimentation avec cette équipe de chercheur de l’université de Princeton qui a équipée une dent d’une puce capable de détecter certaines bactéries ou virus. Puce fabriquée à partir d’un mélange de soie, d’or et de graphène et qui serait capable de détecter, voire de traiter plusieurs maladies ou anomalies.

objet connectes-dents

Et nos pensées bientôt analysées…

2014 verra également arriver Insight, le premier casque capable d’interpréter les signaux du cerveau.

Créé par la société Emotiv, déjà à l’origine en 2008, d’un premier casque destiné  au grand public : EPOC. Casque qui était capable d’interpréter certains signaux du cerveau pour les transformer en contrôle de commande dans les jeux.

Insight  est capable de prendre en charge des données beaucoup plus nombreuses que son prédécesseur. Il peut ainsi, détecter le niveau d’attention, de concentration, d’excitation, de relaxation ou de stress. Les expressions du visage telles que le clin d’œil, le clignement des deux yeux, la colère, la surprise et le sourire peuvent être prises en compte.Des commandes cérébrales basiques telles que pousser, tirer, léviter, tourner ou même disparaître peuvent également prises en charge.

Initialement conçue pour étudier les troubles du sommeil, ce casque Insight pourrait également être exploité dans certaines thérapies notamment autour de patients affectés par un handicap moteur ou visuel. Sans parler des applications directes dans l’univers sportif et le suivi et l’analyse d’entrainements physiques. Il reste à ce stade à imaginer les applications concrètes qui pourront se greffer à ce nouvel outil technologique. Outil porteur d’espoir à en juger par le succès de son financement, via une campagne KickStarter, qui s’est jugée en 1 seule journée, alors que la campagne était prévue sur plus d’un mois et demi.

Ces quelques exemples illustrent les perspectives de création et les nouvelles formes que peuvent prendre les capteurs dans les futurs objets connectés qui seront liés demain, à notre bien-être et à notre santé au sens large. On devine aussi que l’ensemble de nos organes peuvent être observés et analysés grâce au progrès de la technologie.

D’une phase d’objets à porter, la tendance observée, nous indique qu’à terme, les capteurs feront partie intégrante de notre corps. En tout cas, cela semble être l’objectif recherché par certaines équipes de scientifiques…Est-ce rassurant ? Angoissant ?

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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  1. La forme des objets connectés pour notre santé | Le monde de la e-santé

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