La mutation numérique de l’hôpital programmée jusqu’en 2017

D’où vient cette mutation des hôpitaux vers le numérique ?

C’est vrai qu’au regard des dernières innovations et lancements annoncés au niveau national, on devine ce que pourra, ou devrait-on dire, sera notre futur établissement hospitalier type.

Et c’est un dessein qui remonte à près de 10 ans, semble-t-il. A en juger par un ancien rapport du Sénat, datant de 2005, qui jugeait la France est très en retard sur ses voisins, dans ce domaine.

 

Un rapport et des plans qui se succèdent…

Commençons avec la loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) de 2009 mettant en place au sein de l’hôpital, de nouvelles façons de fonctionner, de nouveaux objectifs financiers et structurels, permettant le développement de la médecine en réseau.

Depuis, il semble que plusieurs plans se succèdent, citons le Plan hôpital 2012 et le plan hôpital numérique.

Le premier avait pour ambition de favoriser la mutualisation et la coopération entre les établissements hospitaliers, avec en fer de lance, la mise en place et l’adoption par le plus grand nombre du Dossier Médical Personnel (DMP)…résultats : des retards de plusieurs mois sur de nombreux projets, et de nombreux abandons à déplorer.

D’où la nécessité de passer à un autre plan, faisons un focus sur celui-ci. On peut comprendre aisément la finalité du programme Hôpital numérique 2012-2017 ; avoir des systèmes d’information capables de favoriser d’initier et de favoriser une évolution de l’organisation et des techniques médicales.

C’est même écrit sur le site sante.gouv.fr, dans un chapitre de présentation du programme hôpital numérique : « La stratégie hôpital numérique définit un plan de développement et de modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) et a pour but de fixer des priorités et des objectifs à 6 ans, en mobilisant tous les acteurs concernés et en accompagnant les établissements de santé dans leur transformation par les technologies de l’information et de la communication. »

De fait, de grandes directives émergent de ce plan. Citons par exemple : la coordination de l’ensemble des acteurs (établissements de soins, agences régionales de santé, administration centrale, industriels) autour d’un « tronc commun » concernant les systèmes d’information hospitaliers ». Mais également, l’amélioration de la qualité et la sécurité des soins, la sécurisation des données. Sans oublier, un soutien important des projets innovants et notamment ceux ayant trait à la télésanté.

De grands domaines fonctionnels ont été définis : résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomopathologie, dossier patient communiquant, prescription électronique, programmation des ressources et pilotage médico-économique.

 

Le plan hôpital numérique

Le programme Hôpital numérique prévoit de mettre en œuvre une stratégie nationale, comportant 4 axes, et cela sur une période de cinq ans, de 2012 à 2017.

1-renforcer la gouvernance des systèmes d’information hospitaliers et impliquer les dirigeants des hôpitaux et les professionnels de santé dans la mise en œuvre de ces dispositifs.

2-renforcer toutes les compétences liées aux systèmes d’information hospitaliers, en définissant des socles de compétence et favoriser l’acquisition des savoir-faire clés.

3-stimuler et structurer l’offre de solutions, en améliorant la qualité de l’offre de systèmes d’information hospitaliers.

4-financer le socle de priorités ainsi défini, en développant notamment des « financements d’amorçage » (financements qui permettent le lancement d’un programme, en attendant le relais d’autres acteurs).

Pour illustrer le dernier point cité, il est à noter qu’une enveloppe de 10 milliards d’euros a déjà été débloquée par l’Etat, dans le cadre du plan Hôpital 2012.

Concernant ce dernier plan hôpital numérique, plus de 400 millions d’euros à distribuer sur cinq ans ont été débloqués en 2013.

Un investissement qui pourrait s’avérer rentable, à la lecture d’une étude récente de la mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale du Sénat (MECSS), qui indiquait que « Cette informatisation contribuerait à résorber les 28 % d’actes inutiles à l’hôpital qui pèsent tout de même 12 milliards d’euros au regard de la tarification à l’activité (T2A).

D’ailleurs, des indicateurs Hôpital numérique (HN) figurent dans les contrats d’objectifs et de moyens (CPOM) conclus avec les établissements de santé, permettant aux services de l’état d’avoir un suivi précis des projets.

Autre signe intéressant quant à l’importance donnée à ce plan, c’est qu’il fait partie d’un ensemble plus global. C’est un des piliers dans le secteur de la santé, du plan gouvernemental « nouvelle France industrielle », avec le « programme Territoire de Soins numérique ». Programmes intégrés à la stratégie nationale de santé, présentée en février 2013.

 

Afin de vous permettre d’en savoir plus sur le plan Hôpital numérique et son état d’avancement, je vous invite à consulter le rapport d’activité 2013 – programme Hôpital numérique, publié en janvier 2014.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_d_activite_-_Hopital_numerique_2013-3.pdf

 hopital-numerique2013

Bonne lecture.

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.sante.gouv.fr/le-programme-hopital-numerique.html

http://www.hopital.fr/Hopitaux/Actualites/Actualites-medicales/Le-plan-Hopital-numerique-esquisse-l-hopital-de-demain/

 

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