Les objets connectés dépasseront la barre des 200 milliards

Il y aurait à ce jour près de 15 milliards d’objets connectés répartis dans le monde, en confondant toutes sortes de domaines d’applications (domotique, transport, santé…) et les prévisions s’affolent pour l’horizon 2020 avec des chiffres allant de 30 milliards (rapport du cabinet d’étude Gartner) en passant par 80 milliards selon l’Idate, jusqu’à 212 milliards pour le cabinet d’analyse économique IDC.

Rapporté à notre niveau national, une récente étude Ifop, annonce que 5 millions d’utilisateurs possèdent déjà au moins, un objet de mesure connecté, soit tout de même 11% de la population. Cette proportion pourrait atteindre les 11 millions d’utilisateurs d’ici 2017.

On le voit, les clignotants sont au vert pour ce marché en pleine expansion. Rien qu’au niveau de la santé, les champs d’application sont nombreux ; la prévention, le suivi à distance, la télésurveillance, l’observance… sont d’autant de bénéfices qui peuvent être retirés d’une généralisation de ces outils au sein de notre système de santé.

Et on ne peut pas dire que les acteurs de ce marché soient avares en proposition, en innovation tant les formes proposées par ces objets connectés liés à la santé sont diverses et variées. Une multitude de formes nécessaire à leur présence à nos côtés tout au long de notre quotidien, quel que soit notre activité, le lieu où l’on se trouve. Et le point sans doute le plus notable autour de la santé connectée est que l’ensemble des tranches d’âge est visé.

Des capteurs pour toutes les tranches d’âge

Des nouveau-nés à nos seniors, tous ont droit à un capteur connecté qui va trouver naturellement sa place soit dans le doudou, le body, voire la couche du nourrisson ou bien dans la canne qui accompagne nos ainés lors de leurs déplacements. Comme la future canne intelligente « new generation cane » imaginée par Fujistu, équipée d’un GPS, de capteurs biométriques pour suivre les signes vitaux, et qui sera capable de transmettre des données de localisation.

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Via ces derniers exemples, c’est le champ de la téléassistance, du suivi à distance de la personne qui est privilégié par l’usage de ces capteurs. En France, une société comme Bluelinea, intègre dans son bouquet de services, la capacité d’équiper aussi bien des maternités avec sa solution de bracelet Blue Tag pour assurer la sécurité des nourrissons, et de proposer également son bracelet Blue Gard relié à une plateforme de téléassistance, pour les établissements spécialisés envers des seniors ou atteints d’Alzheimer.

Des capteurs sous diverses formes

Tout au long de ces derniers mois, l’offre n’a cessé de s’étoffer avec des objets connectés de plus en plus spécifiques, couvrant quasiment toutes activités de notre quotidien. On peut ainsi suivre la qualité de notre brossage de dent, suivre le nombre de pas effectués au cours de la journée, étudier le nombre de calories inclues dans les aliments que l’on souhaite cuisiner, étudier la qualité de notre sommeil…on peut avoir une information sur la qualité de notre sang à partir d’une montre attachée à son poignet. Partie du corps qui semble être plébiscité pour les créateurs d’objets connectés, car les bracelets sont après les balances, le 2e type d’objet connecté le plus utilisé dans ce domaine. Dernier exemple en date, le bracelet JUNE de la société Netatmo, dont l’objectif est de nous prémunir d’éventuels coups de soleil.

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Un point notable également, est l’arrivée sur ce marché d’acteurs provenant de secteurs divers à l’image de Terraillon qui après sa balance connectée (la Web coach pop 2.0), vient également de lancer sa gamme de tensiomètre : Tensio et Tensio Screen. La palme du plus inattendu est sans doute à décerner au géant de l’électroménager SEB (encore que des liens évidents peuvent s’établir entre l’alimentation et la santé) avec sa cocotte-minute connectée intitulée Nutricook connect.

Cette multiplication d’acteurs est sans doute également à l’origine du foisonnement des formes proposées par les capteurs en e-santé. Capteurs que l’on perçoit de plus en plus amener à se fondre dans notre environnement. On parle même de wearable devices ou wearable computing, pour présenter ces objets que l’on porte sur soi de manière la plus transparente, anodine possible. On propose ainsi dès aujourd’hui ou dans les mois, années à venir de porter des montres, bracelets, boucles d’oreilles, perruques, vêtements. Le tout allant vers un principe de miniaturisation accru ; des chercheurs japonais œuvrent ainsi vers des projets de patch ou tatouage connecté. Des recherches sont également menées autour de lentille pour le contrôle de la pression intraoculaire des patients atteints d’un glaucome. On parle même de capteur inséré dans une… dent.

L’innovation marquante de ces derniers mois est certainement à mettre au crédit de la société Proteus avec les médicaments connectés.

La prochaine évolution ou révolution est-elle déjà en marche avec la solution proposée par Rafi Haladjian (créateur du célèbre lapin Nabaztag), appelée Mother. Annoncée pour mars 2014, cette solution est capable collecter des données provenant de capteurs qui peuvent être utilisés pour différentes fonctions en fonction de leur programmation. Chaque capteur peut être reprogrammé par l’utilisateur et être utilisé un temps pour surveiller le nombre de pas effectués, puis plus tard, suivre la bonne observance en termes de prise de médicaments. (Pour en savoir plus, c’est ici).

Les objets connectés au service de la prévention et de l’observance

Au-delà de l’aspect geek qui peut être reproché par certains, au marché de la santé connecté, il est important de noter l’apport indéniable de certaines de ces solutions dans les domaines de la prévention et de l’observance, notamment.

En effet, le quantified self et se muant en modified self est un nouvel outil précieux en termes de prévention. L’exemple de la ceinture Lumoback vibrant lorsque l’on adopte une mauvaise posture est une démonstration concrète et simple du type de services qui peuvent être apportés par ces objets. Autre exemple, celui de la solution ProgramBariamed dans le traitement de l’obésité, alliant un serious-game et une cuillère connectée, s’adressant aux patients ayant subi de la chirurgie bariatrique. Ceux-ci devant adopter un comportement alimentaire strict, tant au niveau de la quantité d’aliment que celui de la rapidité d’ingestion, se voient proposer l’utilisation de la cuillère connectée pour s’assurer des bons gestes à respecter, primordiaux dans cette phase post opératoire.

L’observance médicamenteuse, a peut être trouvé son graal avec le développement des piluliers connectés à l’image des solutions comme l’imédipac de Medissimo ou le Do-Pill de Pharmagest. Un outil efficace pour lutter contre les oublis, pour assurer le réapprovisionnement en ayant un état du stock en temps réel, pour évaluer l’efficacité réelle d’un traitement en ayant la certitude qu’il a bien été observé par le patient.

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On le voit à travers ces quelques exemples, les objets connectés prennent une place de plus en plus importante dans la santé, et la prochaine évolution sera de faire cohabiter l’ensemble de ces objets, les faire échanger avec une solution centrale qui puisse établir un tableau de bord unique et compréhensible par son utilisateur. Une véritable évolution pour une utilisation optimale des informations collectées.

Mais chut !…cette révolution est déjà en marche !

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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