Les objets connectés sous le regard attentif d’une maman…

Passer de 15 millions d’objets connectés recensés aujourd’hui à 80 millions d’ici 2020, ne va pas se faire sans se poser de questions quant à la masse d’informations et données personnelles générées. En effet, comment organiser la collecte, l’analyse et le partage des données récoltées. Comment gérer le suivi à distance en temps réel ou analyser le suivi sur plusieurs jours ou semaines.

Et également cela va impliquer une certaine interconnexion entre la multitude des capteurs et les smartphones/tablettes via leurs applications mobiles, devant souvent collecter et analyser les informations transmises.

Une interconnexion inévitables des objets connectés

Premier signe de cette « ouverture », l’annonce faite par FitBit, lors du  CES 2014, de la mise à jour des appareils permettant la synchronisation des données avec pas moins de 12 nouveaux mobiles fonctionnant sous Android.

En effet, cela semble incontournable d’ouvrir sa solution aux divers acteurs du marché. Citons dans un autre genre, également l’exemple de l’application One Aura, capable de fournir des informations sur le fonctionnement de votre métabolisme et de votre circulation sanguine. Cette application pour smartphones peut se connecter avec 7 différents capteurs biométriques du marché, allant jusqu’à pouvoir remplacer l’application native du constructeur du capteur.

Devant la masse d’acteurs et de solutions qui vont émerger sur ce marché très tendant, la recherche d’une architecture technique commune pour l’internet des objets  serait une étape importante.

Dans un domaine proche qu’est celui de la maison connectée, c’est le projet mené la société Technicolor avec son protocole Qeo, en cherchant à le promouvoir à travers un concours, le Qeo Connected Home Challenge. Concours doté de 15 000 euros de prix et présent au CES 2014, dont le but est de favoriser de nombreux projets applicatifs favorisant l’interconnexion d’une grande diversité de terminaux et d’objets présents dans l’environnement de la maison connectée, quels que soient leurs marques et écosystèmes.

Début 2013, SEB avait lancé également un challenge étudiant sur le thème du foyer connecté pour lequel, il fallait imaginer un concept innovant d’appareil connecté autour de l’un de ces 3 thèmes : la santé, la cuisine et l’accompagnement aux personnes âgées.

Pour revenir au marché de la santé, signalons la première édition du DigitalHealthCamp, organisée par l’association Alsace Digitale en mars 2014 à Strasbourg. Un hackathon autour de la santé numérique où plus d’une centaine d’experts en nouvelles technologies et de professionnels de la santé (praticiens, entreprises, chercheurs, étudiants) réfléchiront pour tenter de « prototyper » des solutions numériques innovantes au service de la santé.

Ce type de rassemblement n’est pas isolé car des hackathons dans le domaine de la santé, se sont déjà déroulés courant 2013 ; en Belgique, lors du HackForHealth (organisé par Microsoft et HealthStartup Europe) et en Suède, lors du Health Hack Day.

Il est à préciser que les principes d’organisation de ces hackathon ont été codifiés par Random Hacks of Kindness (RHoK) un partenariat qui réunit Google, Microsoft, Yahoo!, la NASA, HP et la Banque mondiale. C’est dire l’intérêt potentiel des projets émergeant de ce type de rencontres…

Tout cela est bien beau, mais à quoi, faut-il s’attendre ? A quelle forme d’objet cela va-t-il aboutir ? Serait-on tenté de se dire.

Une maman pour tout surveiller à la maison

Et pourquoi pas à …une poupée russe.

C’est sous cette forme que la société française Sen.se a imaginé un appareil décrit comme « la mère de tous les objets connectés » à internet.

Présenté lors d’une avant-première pour la presse au salon d’électronique grand public International (CES) de Las Vegas, cet appareil ressemble en effet, à une poupée russe blanche, d’une taille de 16 centimètres en hauteur et baptisé sommairement « mother » (mère).

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Une fois branché sur le réseau internet du domicile, il est capable de gérer jusqu’à 24 objets par l’intermédiaire de petits capteurs baptisés « cookies ». Cela devrait permettre de suivre des actions très diverses de la vie quotidienne telles que l’arrosage des plantes, le brossage des dents ou la prise de médicaments…

(Vidéo de présentation, accessible depuis ce lien ).

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

A noter que le patron-fondateur de la société française Sen.se est Rafi Haladjian, le créateur du Nabaztag, le célèbre lapin de l’internet des objets.

A titre d’information complémentaire, je vous conseille vivement la lecture de l’article ci-dessous, indiquant la genèse de ce projet.
Article datant de …2010 : Lancement officiel de sen.se, la nouvelle aventure de Rafi Haladjian

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