L’utilisation des smartphones/tablettes dans la pratique professionnelle des médecins

Alors qu’aux Etats-Unis, 72% des praticiens utilisent un smartphone dans le cadre de leur travail et que ce taux devrait atteindre 81% en 2012 (selon une étude Manhattan Research réalisée cette année auprès de 2,000 praticiens américains). En France, le baromètre 2010 du Cessim [1] (Centre Spécialisé Sur les Supports de l’Information Médicale) indiquait que 30% des médecins généralistes et 36% des spécialistes étaient équipés de smartphones.

Selon Kalorama, ce chiffre grimpe à plus de 50%, pour les médecins utilisant un smartphone ou un PDA de façon régulière dans leurs activités quotidiennes de traitement (contre 25% en 2004).

Au-delà des chiffres, de nombreux acteurs voient dans un device tactile et digital, de multiples utilisations par les professionnels de santé. Les smartphones représentent pour les professionnels de santé un outil de travail simple et efficace permettant de gagner du temps dans :

– la pratique « administrative » : (GPS pour se déplacer chez le patient, l’email en push pour être joignable en permanence, fonction dictaphone,.. 😉 allié à un bénéfice de coût (par comparaison, un dictaphone peut valoir  jusqu’à 600€ sans compter le temps nécessaire pour la saisie de la secrétaire médicale).

– la pratique médicale : De nouvelles fonctionnalités sont proposées telles que visualiser des radios, scans…Des pans entiers de leur pratique clinique quotidienne, à l’hôpital ou en cabinet, sont désormais disponibles sur mobiles :

  • accès aux bases de données de médicaments,
  • recommandations officielles,
  • encyclopédies médicales,
  • surveillance d’un patient à distance,
  • accès à distance au dossier médical d’un patient,
  • illustration d’un cas clinique,
  • calculateurs et scores médicaux,
  • programme de formation continue et éducation médicale,
  • traductions médicales,
  • l’utilisation dans un cadre thérapeutique (aide aux enfants autistes)…

En effet, l’’émergence de dispositifs comme des machines ECG portables, des moniteurs de pression sanguine et les échelles de poids aide les médecins et leurs patients à capturer et se transmettre l’information n’importe quand et depuis presque n’importe où.

Bon nombre de ces applications ne sont pas encore disponible en France, mais sont déjà opérationnelles sur le marché nord américain. Gageons de les voir traverser l’atlantique dans quelques mois. Comme cet exemple[2] de certains hôpitaux aux US qui offrent la possibilité de rédiger une ordonnance directement sur un smartphone ou une tablette et de l’envoyer par internet à la pharmacie du patient.
Tendance que confirme le rapport publié par Accenture en 2011 expliquant que cela devrait aider les travailleurs des soins de santé à offrir de meilleurs soins de santé plus efficaces aux patients. A n’en pas douter, les smartphones et tablettes seront des outils clés des médecins de demain. 

Il est intéressant également de souligner que certainement les cliniques et médecins libéraux vont être les early-adopters des applications mobiles, versus les autres acteurs de la santé (établissements hospitaliers publics, CHU, EPHAD), dont les circuits décisionnels et les budgets sont plus rigides.
Les cliniques privées ayant pour elles, une plus grande souplesse et une certaine aisance financière.
Et les médecins libéraux, car déjà possesseurs à titre personnel d’un smartphone et/ou d’une tablette, ils ne devront s’acquitter que du coût d’achat d’une application ou d’un abonnement. Et ils s’ont très souvent les seuls décisionnaires concernant un processus d’achat. 

Le baromètre 2010 du Cessim[3] (Centre Spécialisé Sur les Supports de l’Information Médicale) indiquait également que chez les médecins français, l’iPhone reste le plus répandu : 61% des médecins généralistes équipés de smartphones possèdent un iPhone, 74% chez les spécialistes.

Une tendance accrue par l’utilisation de ces outils au cours des cursus universitaires en médecine

Certaines institutions médicales américaines ont bien compris le potentiel de ces outils. Ainsi, 30% des écoles de médecine accréditées aux États-Unis imposeraient à leurs étudiants d’avoir un smartphone, alors que les autres écoles l’encourageraient fortement (étude FirstWorld, Mai 2010).
D’autres universités fournissent directement le matériel, comme l’université de Yale qui distribue 500 iPad 2 à ses étudiants en médecine.

 Ipad en université de médecine US

 En France, citons l’exemple de l’université de Nancy qui met près de 300 iPads à disposition de ses étudiants de 2e année.

La révolution numérique est-elle en marche pour nos futurs médecins ? Et-vous, qu’en pensez-vous ?


[1] CESSIM – 3ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical-2010

[2] Etude « smartphones et tablette, quelques applications, bénéfices, risques… et pédiatries » PAEDIATRICA, vol.22 n°2 – Dr Manuel Diezi –CHUV Lausanne : http://www.swiss-paediatrics.org/sites/default/files/paediatrica/vol22/n2/pdf/22-26.pdf

 [3] CESSIM – 3ème baromètre sur l’utilisation professionnelle des supports numériques par le corps médical-2010

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