Le DMP : les principales explications

Lors de son discours de juillet 2010, Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre de la santé et des sports à cette date, faisait un premier bilan concernant le lancement du DMP (dossier médical personnel)

Elle indiquait que plus d’un million de DMP avaient déjà été créés à travers quelques pilotes et que surtout dès la fin de l’année 2010 (durant le mois de décembre), le DMP serait lancé sur l’ensemble du territoire, et ce déploiement se poursuivrait tout au long de l’année 2011.

Qu’en est-il réellement à ce jour ? Mais avant d’aller plus loin sur la situation actuelle, revenons pour ce billet, sur les caractéristiques du DMP.

Présentation et utilité du DMP

Ce dossier médical permet une représentation du parcours de soins du patient, une gestion des droits d’accès, des services d’alerte en cas d’arrivée de nouveaux documents dans le DMP, que le médecin traitant pourra ou non activer pour certains de ses patients, le recueil de la volonté du patient en matière de don d’organes, etc.

Le DMP est structuré en huit espaces :

  • espace de synthèse et données médicales générales,
  • traitements et soins,
  • comptes rendus,
  • imagerie médicale,
  • analyses de laboratoires,
  • prévention,
  • certificats et déclarations,
  • espace d’expression personnelle du patient.

Ces différentes fonctionnalités peuvent évoluer avec le temps. Parmi ces services pourront notamment figurer :

pour les patients : des rappels automatiques de vaccins, de dépistage, d’examen ou de prévention de complications ; et des services de promotion de l’autosurveillance (comme celle de leur glycémie pour les diabétiques) ;

pour les professionnels de santé : la capacité pour les hôpitaux de prévenir les médecins traitants en cas d’entrée ou de sortie de l’hôpital de leurs patients ;

Seront également expérimentés le DMP de l’enfant, le suivi des malades diabétiques, la prise en charge coordonnée des cancers, ou encore la prescription électronique.

La création et le fonctionnement d’un DMP

Le patient peut créer son DMP chez un professionnel de santé ou à l’accueil des établissements de soin en donnant son consentement à la création de son dossier dématérialisé.

Un sticker est alors apposé sur sa carte Vitale.  Dès lors, le patient se voit remettre les identifiants nécessaires pour accéder directement à son DMP via Internet, sans passer par un professionnel de santé.

Charge à lui, ensuite de donner les autorisations d’accès nécessaires aux professionnels de santé et à l’équipe de soins au sein des établissements en fonction de son parcours de soins. 

Le professionnel de santé, lui, peut créer un DMP à partir du site www.dmp.gouv.fr ou à partir de son logiciel rendu préalablement DMP-compatible. Toujours sous réserve du consentement du patient. Il crée un DMP avec sa carte de professionnel de santé (CPS), qui l’identifie et l’authentifie au regard d’un annuaire professionnel qui certifie sa qualité professionnelle.

À l’hôpital, le DMP peut être créé par le personnel d’accueil authentifié par une CPE ou par le certificat logiciel de l’hôpital. Le professionnel de santé peut alimenter un DMP s’il a l’autorisation d’accès du patient et en utilisant toujours sa CPS ou, à l’hôpital, un certificat logiciel. Il peut, seul, consulter un DMP avec sa CPS s’il y a été autorisé par le patient et selon un degré d’habilitation de ses droits.

 

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  1. Le DMP, un an après son lancement « Le monde de la e-santé

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